Le rapport de la Cour des Comptes sur l’Ecotaxe Poids Lourds est accablant, à la fois sur le plan économique mais aussi sur le plan environnemental …

Ecotaxe«

Un échec stratégique, un abandon coûteux. » Voilà comment la Cour des comptes qualifie le renoncement de l’État à mettre en place l’écotaxe poids lourds, en octobre 2014. Non seulement l’État a sacrifié « un instrument ambitieux de la politique des transports », mais les conditions de la résiliation du contrat signé avec le consortium privé Écomouv’ », destiné à mettre en œuvre l’écotaxe pour son compte, ont été guidées par des considérations de court terme.

Pour comprendre ce « gâchis », il faut remonter à sa genèse. Issue du Grenelle de l’environnement en 2008, l’écotaxe poids lourds avait été votée à la quasi-unanimité par le Parlement l’année suivante. Son principe était louable : faire participer davantage les poids lourds à l’entretien des routes, notamment les camions étrangers, au travers d’un prélèvement calculé au nombre de kilomètres parcourus. L’argent récolté devait aussi servir à financer le développement de nouvelles lignes de train à grande vitesse. Mais cette belle unanimité s’est vite évaporée à partir du printemps 2013, quand les portiques de contrôle ont été installés. C’est la naissance du mouvement des Bonnets rouges, en Bretagne.

 

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