Décembre 2014 – Edito par Pierre Muller

 

Lutte contre le réchauffement climatique : sommes-nous entrés dans une nouvelle ère ?

 

A un an de la 21e Conférence des Nations unies sur le changement climatique (COP 21), qui aura lieu à Paris en 2015, que d’aucuns qualifient de dernière chance pour sauver le climat ; l’Europe affiche de nouvelles ambitions et les USA viennent de signer un « traité historique » avec la Chine.

Une vision optimiste des choses nous laissera penser que les nouveaux objectifs européens (baisser de 40% les émissions de GES, monter à 27% la part des énergies renouvelables et arriver à 27% d’efficacité énergétique) est un signe fort propre à renforcer le rôle de locomotive de l’Europe et entraîner dans son sillage les états qui rechignent à lutter contre le réchauffement climatique !

On pourra aussi se féliciter des engagements chinois (atteindre le pic des émissions de CO2 vers 2030) et américains (réduction de 26 à 28 % des émissions entre 2005 et 2025) qui représentent une première pour les deux plus grands émetteurs de GES de la planète.

 

Certes, les choses bougent.

Mais le dernier rapport du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) nous donne la voie à suivre si l’on veut limiter le réchauffement à 2°C d’ici 2100 (Valeur à ne pas dépasser sous peine de conséquences dramatiques pour l’homme et le monde du vivant dans sa globalité !).

En clair, il s’agit d’inverser la tendance à horizon 2020-2025, faute de quoi il sera trop tard. Or, si l’ensemble des pays s’alignait sur les objectifs chinois et américains de leur accord « historique », dès 2030, nous aurions plus ou moins émis les 4/5èmes de la quantité de CO2 à ne pas dépasser entre 2012 et 2100 ! En d’autres termes, il n’y aurait plus de marges de manœuvre.

 

Alors à ce stade, où résident nos espoirs ?

Dans une miraculeuse prise de conscience mondiale lors du sommet de Paris ? On aimerait tellement y croire, mais les notions de « croissance » et de « retour sur investissement » devraient alors céder le pas face à l’intérêt collectif…

Peut-être faut-il simplement souhaiter que le coût des énergies devienne vraiment contraignant et nous conduise enfin à une transition énergétique, une vraie !

 

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