Pendant 3 mois, une expérimentation a aidé 70 volontaires à se déplacer avec un vélo à assistance électrique (VAE) plutôt qu’en voiture. Résultat, 4 personnes sur 10 souhaitent moins utiliser leur véhicule.

« Plus de 100 kilomètres au compteur et une vie qui a changé ! », témoigne une grenobloise dans le communiqué. L’opération Trois mois sans ma voiture… mais avec un vélo à assistance électrique (VAE) s’est achevée. L’objectif ? Convertir de manière durable les testeurs à l’utilisation d’un mode de déplacement plus écologique.

Soixante-dix volontaires ont participé à cette expérience sur six territoires différents – deux Métropoles (Grenoble et Clermont-Ferrand) et quatre communautés de communes situées le long de la véloroute ViaRhôna. Au terme des trois mois d’expérimentation, une « offre avantageuse » a été faite à ceux qui souhaitaient continuer à utiliser une VAE.

Quatre sur dix convaincus

Des 70 participants, peu avaient déjà auparavant essayé un VAE, et la majorité avouait une pratique occasionnelle du vélo, plutôt pour les loisirs. La voiture était chez eux très majoritaire pour les déplacements domicile-travail.

Au terme de l’expérimentation, les volontaires ont été interrogés via un questionnaire en ligne. Résultat, 4 personnes sur 10 souhaitent moins utiliser leur voiture, 4 autres souhaitent acheter un VAE, et seules 2 personnes répondent que l’expérience n’aura aucune incidence sur leur comportements dans un proche avenir.

L’opération, qui s’est déroulée en hiver – de novembre 2016 à janvier 2017 ou de février à avril 2017 –, était encadrée par l’opérateur de vélos en libre-service Vélogik avec le soutien de la Compagnie nationale du Rhône, la région Auvergne-Rhône-Alpes, l’Ademe et les collectivités locales. Au cours des trois mois d’expérience, 4 testeurs sur 10 ont abandonné leur voiture au profit du VAE ; 4 autres ont privilégié le VAE par rapport au vélo traditionnel ; 2 personnes sur 10 le VAE à la marche.

Quelle a été leur pratique ? 4 personnes sur 10 ont utilisé le VAE pour les déplacements domicile-travail, 4 autres plutôt pour les loisirs, et 2 personnes sur 10 ont eu une utilisation complète (travail, courses et loisirs).
4 personnes sur 10 ont réalisé des distances moyennes inférieures à 5 kilomètres, 4 autres ont parcouru des distances comprises entre 5 et 10 kilomètres, et même 2 sur 10 des distances supérieures à 10 kilomètres.

Un accompagnement ciblé

Pour obtenir ces résultats, Vélogik a accompagné les 70 volontaires : présentation du VAE,  conseils d’usage et de sécurité. Chaque VAE était équipé d’une sacoche étanche, d’un antivol, d’un casque et d’un chargeur. Un rendez-vous intermédiaire était organisé pour faire le point sur leur pratique du vélo, assurer leur entretien, les aider à progresser et partager leur expérience. L’accompagnement comportait également des conseils sur les itinéraires.

L’expérimentation était également un moyen de sensibiliser les volontaires aux bénéfices pour leur santé et l’environnement. Ainsi, une appli mobile leur permettait de vérifier la qualité de l’air, leur exposition à la pollution durant leurs déplacements, leur dépense énergétique, mais aussi un suivi du temps et des distances parcourues.

Cependant, pour transformer l’essai, plusieurs leviers pourraient être mis en place : 90% des volontaires interrogés souhaiteraient bénéficier d’une aide à l’achat d’un VAE et tous que leur entreprise mette en place une indemnité kilométrique vélo. De plus, les personnes interrogées ont exprimé « une demande très forte de pistes cyclables, de signalétique, de stationnement sécurisé ».

Enfin, les participants auraient aimé « une saison plus agréable côté climat », et avoir « un peu plus de chaleur » ! Pour cela, il n’y a pas grand chose à faire.
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