Le vélo, ce n’est pas que pour les vacances. La rentrée pourrait être l’occasion de l’utiliser pour aller travailler. Indemnité kilométrique, investissements pour augmenter les voies cyclables, les mesures pour inciter les Français se multiplient.

Le détail dans le reportage ci-dessous :

Depuis le 12 février 2016, grâce à la loi de transition énergétique, les employeurs peuvent verser une indemnité kilométrique aux salariés qui se rendent à leur travail à vélo. Un an après, cette indemnité kilométrique vélo (IKV) bénéficie au minimum à 40.698 salariés. Selon l’Observatoire de l’indemnité kilométrique, la majorité des structures sont des PME et des TPE. Il a toutefois identifié trois entreprises de plus de 5.000 salariés : Egis et RTE (85.000 salariés chacune) et Décathlon (18.000 salariés).

Lors de l’expérimentation de cette IKV, l’Ademe avait constaté l’effet incitatif de la mesure avec un doublement des usagers à vélo, même si le report modal de la voiture à la bicyclette ne représentait que 20% des nouveaux cyclistes… Toutefois, l’indemnité kilométrique vélo n’est pas cumulable avec celle des transports en commun, ce qui a dissuadé de nombreux salariés à se convertir, préférant les transports collectifs à l’usage du vélo notamment dans des régions où le réseau est très efficace comme en Ile-de-France…

Si l’IKV représente une avancée, le vélo est encore loin d’être reconnu comme un mode de transport à part entière. Pour le moment, les aménagements cyclables en ville ne sont pas encore exemplaires avec des stationnements des véhicules motorisés sur les pistes, la discontinuité des parcours, l’absence de signalétique pour accompagner les cyclistes au moment des travaux. Des obstacles qui dissuadent un grand nombre de personnes à se convertir.

 

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